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FLEURS SELENES

Odyssée nocturne entre Eros et Thanatos

Affaissement

Publié le 7 Mai 2008 par ligeia77 in affaissement, condition humaine, désespoir, douleur, finitude, Lune, mélancolie, mort, poème triste, soleil, souvenir, temps, tristesse


Affaissement

J'ai vu le soleil haineux germer ou sombrer
Dardant sur moi son vert faisceau
Fugitive vanité

J'ai vu la lune insolente peindre la nuit
Engendrer l'assassin ou les fleurs
Caresses enfuies

J'ai senti le doucereux vent de l'oubli si pur
Entrebâiller mes plaies exsangues
Fraîches sutures

J'ai senti la beauté du monde entre mes mains
Exulter, frénétique et féconde glissade
Effondrement certain

Je n'ai pas vu la poussière suspendue à des fils
Refléter l'aveuglant désordre organisé
Chef d'orchestre habile

Je n'ai pas vu que mes yeux choisissaient de la nuit
Le fluide lunaire le plus envoûtant
Parfum d'envie

Je n'ai pas senti l'odieuse et charmante déliquescence
De ce souffle que l'on s'imagine divin
Fuite de l'Essence

Je n'ai pas senti le rongeur avide d'inconscient
S'acharner sur mes contemplations
Retour au néant

Il est déjà trop tard pour voir
Chaque plaie acceptable et sûre
Elles suintent seulement au miroir
Des songes, des mots jetés en pâture
Et qui sourdent du Moi certains soirs
Volés à la griffe de la temporelle créature

Notre étoile tombera, le sais-tu ?
Un jour ou peut-être une nuit, pourtant
Comprendrons-nous que nous ne sommes plus
Où l'étreindrons-nous encore mille ans ?
Cette cruelle brume de vie évanouie, sans plus
Dans l'esquisse de nos gestes évaporés au Temps.

Ligeia

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M
wouah on sent ton âme, waouh, je m'incline, tout devient intemporel et en dehors des limites d'espace et de temps dans tes écrits, c'est comme une fuite de l'âme dans les profondeurs et les hauteurs simultanément, ça me plaît, car c'est ce que je ressens ..;bisous ligeia
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B
Et si...Ôh ciel, je t’implore de laisser les damnés<br /> J’ère bestiaires de ses fables chimères<br /> Explose ici-bas le monde sensible<br /> Car d’un coup de main je gomme les traces invisibles...<br /> Toujours envoutante ton écriture. Je t'embrasse <br /> <br />
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A
La vie évanouie...Le vent de l'oubli... Les caresses enfuies... Peindre la nuit. L’indifférence laisse au temps filer les années, creuses ou pleines, d’un déjà-vécu derrière soi,<br /> que force l'entrée aveuglée des lieux surannés, à tant d’apathies aux reliefs peuplées d'effroi. Dans la solitude s'enchevêtre d’incroyables<br /> ressentiments ruinés de la raison lucide d’un fulgurant et vacillant esprit semblable<br /> aux résonances d’une rupture du vide... Esquisser l'évanouissement diurne en fuite ! Bien à vous, Ligeia. Armanny<br />
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