S.O.S
Ma main tient ce qui Sauve Ou ce qui Sombre
Un vain vaisseau fantôme sorti de l'ombre
Cette lettre échouée au hasard des rives
Replie les secrets de l'être en dérive
Souffrance Oubliée au Sable éternel
Écrasée dedans dehors de cruel
Silence emmuré en prison de verre
Source Ondulante en Sève nourricière.
Espérance larvée au seuil de paroles creuses
Psalmodies déliquescentes à l'encre sinueuse
De sombres déliés de promesses contre courent
Si loin de nos yeux, sans Or d'aube empreinte, Si sourds.
Au cœur de murmures sans ailes souterrains
Des vagues désirs sans Elle sous tes reins
Des Serrements en Orgues Sybarites
Accrochant l'encensoir brûlant du rite
Aux Sueurs intimes luit un feu sensible
Sillon Ouvert sur des Sorts morts sans cible
Saveurs Opprimées du Songe sensuel
Sans chemin ne reste que sangsue, Elle.
Sale Opprobre digitale des Souffles noyés
Effervescente page offerte en lueurs mouillées
Du fond des abysses terrestres atterrés de guerres
Je largue là mes amarres mnémoniques en bière.
Vibre mon cœur Sans l'Once d'un des Sens
Qui attendait tendu vers l'indécence
Le soir cynique et solitaire s'impose
Sur toile vide Où S'essouffle sans pause
Aux yeux languissant de ces étoiles mortes
Ce qui ne fut pas se clôt en Eaux-Fortes
Sous ma main refermée l'ancrage avide
L'encre s'efface Ô lasse Sur Toi-le Vide.
Ligeia
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