Et chaque soir, l'ombre me recouvre de son manteau crasseux,
Et même dans le bercement de Lui, de son souffle tranquille,
Je suis seule.
Seule à écouter mon sang battre à mes tempes,
Des flots de sang malade qui montent, libérés par les crocs des souvenirs.
Et chaque matin, je me manque.
L'ancienne Moi me manque.
Je ne sais plus où la retrouver.
Je meurs de ne plus...
...Ne plus être moi
Ne plus voir le jour déchirer la nuit
Ne plus regarder le monde dehors
Ne plus entendre les voix autour
Ne plus prévoir au-delà d'un demain
Ne plus avoir envie
Ne plus sourire
Ne plus pleurer
Ne plus parler
Ne plus écrire